06.02.2008

Les sympathisants du Front National s'éloignent de Sarkosy

Le désamour enregistré par les instituts de sondage chez les Français à l'égard de Nicolas Sarkozy frappe de plein fouet les sympathisants du Front national qui s'étaient laissés séduire. Entre mai 2007 - arrivée à l'Elysée de M. Sarkozy - et janvier 2008, sa cote de confiance auprès de cette catégorie d'électeurs est passée de 88 % à 43 % pour l'IFOP et 86 % à 48 % pour la Sofres.

"L'état de grâce s'est dégradé dès l'été 2007", explique Jérôme Fourquet, directeur des études à l'IFOP, en soulignant, qu'après s'être déclarés confiants à 88 % en mai (soit 23 points de plus que la moyenne nationale), ces sympathisants frontistes ne le faisaient plus qu'à 65 % en juillet-août (2 points de moins que la moyenne). Il semble que cet électorat, en grande partie populaire, n'ait pas apprécié la soirée au Fouquet’s, le soir de l'élection, et "que Nicolas Sarkozy se balade sur des yachts pendant ses vacances alors qu'eux ont du mal à remplir leur chariot", commente M. Fourquet. Un second décrochage a eu lieu en novembre. A cette date le pourcentage d'opinions favorables était encore de 62 %, avant de s'effondrer à 43 % en janvier.

 

Les entretiens recueillis par l'institut LH2 ou par la Sofres, montrent bien l'état d'esprit de ces Français affichant une proximité partisane avec le FN : "Il n'est pas un bon président il se fait trop voir", déclare une mère de famille ; "il n'a pas tenu se promesses électorales. Il s'est servi des ouvriers", explique une autre ; "je tiens un bar-tabac et je ne suis pas satisfait de la loi anti tabac", se plaint un commerçant. D'autres évoquent "les petites retraites", "la hausse du prix du fuel" et, plus généralement, "du coût de la vie, alors que les salaires n'augmentent pas" et Carla Bruni, la nouvelle épouse du président "avec qui il s'affiche trop", ainsi que "l'entrée de la Turquie dans l'Europe" ou la visite du président libyen en France.

 

"On constate une conjonction de deux phénomènes : un sentiment d'atteinte à la fonction présidentielle avec l'exposition de la vie privée de Nicolas Sarkozy et une impression que le pouvoir d'achat, coeur du projet présidentiel, n'est pas traité", commente Stéphane Rozès, directeur d'études à CSA. "Les sympathisants du Front National ont été séduits par les discours de Nicolas Sarkozy sur le travail, la France qui se lève tôt, le respect de l'autorité. Ses vacances à Petra, son mode de vie, ses amitiés, ont fait renaître ce sentiment des puissants contre les pauvres", explique Jérôme Fourquet. "Il s'est banalisé. Avec son côté bling-bling et ostentatoire, il a montré qu'il était du côté de l'establishment et n'était pas le tribun populiste et populaire qu'ils souhaitaient", continue-t-il, en soulignant que le rapport Attali, qui propose de relancer l'immigration de travail, n'a pu qu'indisposer cet électorat.

 

Un désamour n'implique cependant pas toujours une désaffection. Rien d'ailleurs ne permet de dire que les frustrations ressenties par les sympathisants frontistes à l'encontre de l'action du président se traduiront par un retour dans le giron du FN.

 

Au Front national, on joue la prudence. "La déception est encore trop fraîche pour se concrétiser par un transfert de l'électorat de Nicolas Sarkozy vers la gauche ou le FN", estime Carl Lang, membre du bureau politique. "Nous risquons plutôt de voir une augmentation de l'abstention. Il faut que l'on aille vers les électeurs qui ont voté Jean-Marie Le Pen au premier tour de la présidentielle et qui ne se sont pas déplacés pour les législatives soit plus de 2 millions de personnes." "Il n'y a pas d'effet automatique entre la déception ressentie par nos sympathisants et leur retour à un vote frontiste", renchérit Marine Le Pen, vice-présidente du FN, qui espère que son parti sera "suffisamment attractif pour que les municipales soient la première marche vers son redressement."

 

02.01.2008

Voitures brûlées : où est la rupture ?

Communiqué de presse de Marine Le Pen

Selon Alain BAUER, Président de l’Observatoire National de la Délinquance, le nombre de voitures brûlées en 2007 dépassera allégrement les « 40 000 sinistres » !

Ce thermomètre de l’insécurité démontre bien que celle-ci, loin d’être en passe de s’atténuer s’aggrave de jour en jour dans l’indifférence totale du pouvoir politique.

De surcroît, « la contagion des phénomènes de violence et de dégradation en zones rurales (…) est en évolution constante depuis une dizaine d’années » nous apprend le Préfet d’un département de l’Ouest, ce sont donc les campagnes qui sont aujourd’hui touchées et leurs habitants qui se croyaient pourtant préservés des violences « urbaines ».

L’échec de Nicolas SARKOZY dans ce domaine comme dans bien d’autres est patent.

Le FN rappelle que l’insécurité n’est pas une fatalité et qu’une volonté politique doublée d’une fermeté judiciaire sans faille pourraient seules en venir à bout.

 

Voitures brûlées, qui dit mieux !

Des voitures qui flambent un peu partout dans les banlieues au cours de la nuit de la Saint Sylvestre : c'est devenu malheureusement un rituel. La contestation des chiffres sur le nombre exact de véhicules incendiés aussi.
 
La Direction générale de la police nationale (DGPN) a fait état, mardi, de 372 véhicules incendiés cette année, dont 144 en Ile-de-France et 228 en province. Mais une totalisation préfecture par préfecture semble aboutir à des chiffres nettement supérieurs.  Prenons ainsi l'exemple du Bas-Rhin où la DGPN parle d'une "vingtaine" de véhicules brûlés alors que la préfecture de Strasbourg a publié officiellement le chiffre de 51, en hausse par rapport à l'an dernier. "A ce rythme, on comprend comment la ministre (ndlr : Michèle alliot-Marie) arrive à se targuer d'une baisse de 30% des incidents. Il faut une publication nationale, préfecture par préfecture, du bilan de la nuit de la Saint Sylvestre"et à ce moment là, nous connaîtrons le nombre exact de véhicules  incendiées

Bis repetita
    
L’an dernier déjà, six mois avant les élections présidentielles. Le gouvernement, où Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur, faisait état initialement de 397 véhicules brûlés lors du Réveillon 2006, chiffre qui s'était avéré être très sous-évalué. Une enquête journalistique d'Europe 1 auprès des préfectures, reprise alors par plusieurs médias, avait abouti à un total de 683 voitures brûlées.
   
La discordance semble venir du fait que le ministère utilise des chiffres de la DGPN arrêtés très vite, à 6 heures du matin, alors que tous les incidents n'ont pas encore été pris en compte statistiquement. Même averti de cela, Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy ont quand même cette année communiqué sur les chiffres contestés de la DGPN pour avancer que leur action avait porté ses fruits et que la nuit avait été "relativement calme". Les vrais chiffres devraient être connus d'ici deux jours.

 

 

Encore un effet d’annonce du Tsar Sarko 1er, qui trompe la France et les Français de jour en jour.