30.10.2008

TOUT EST PLUS CLAIR

Feu vert de l’Elysée pour les licenciements et l’emploi précaire

C’est un signal fort qu’a adressé Nicolas Sarkozy aux patrons : saisissez le prétexte de la crise financière pour licencier les salariés et embauchez des personnes en contrats aidés ou en CDD ! La décision élyséenne de créer 100 000 contrats aidés a été prise unilatéralement et sans l’avis des syndicats, sauf celui du Medef qui applaudit l’initiative. Et pour cause les raisons avancées de ce soi-disant plan de l’emploi ne sont pas les vraies raisons...

C’est l’effet d’aubaine de la crise ! Le gouvernement en profite pour assouplir le licenciement !

Car si le gouvernement avait réellement voulu mener une politique d’aide à l’emploi, d’aide aux chômeurs, il l’aurait fait depuis longtemps. S’il avait voulu développer les contrats aidés, il l’aurait fait très tôt aussi. Mais il a fait tout le contraire en supprimant 25 000 contrats aidés dans le budget 2009 par rapport à celui de 2008. Il y a quelques jours encore, des ministres et des élus UMP rappelaient leur farouche opposition au principe du contrat aidé. Alors pourquoi cette subite décision ?

La première raison est de faciliter le licenciement. Le recours aux contrats aidés aurait pu se planifier depuis longtemps tant la courbe du chômage le justifiait, mais c’est par opportunisme que la décision intervient à ce moment précis. Les Français ont été conditionnés par la crise financière, préparés à l’idée que cette crise allait s’étendre à l’économie réelle et faire de la casse sociale. C’est donc le bon moment pour mettre à la porte car ils seront résignés à voir les entreprises licencier et leur pardonneront plus facilement. C’est pour leur faciliter la tâche que le président Sarkozy a annoncé la création de 100 000 contrats aidés de plus que ce qui était prévu au budget 2009.

Sarkozy n’a pas précisé si les 100 000 nouveaux contrats budgétés seront signés prioritairement dans le secteur non-marchand (Contrats d’avenir et Contrats d’accompagnement dans l’emploi - CAE) ou dans le secteur marchand (CI-RMA, contrat initiative emploi - CIE). Une forte proportion de contrats dans le secteur marchand serait la preuve que l’argument avancé ci-dessus est juste.

La deuxième raison de cet interventionnisme de l’Etat est d’enfoncer le clou de la déréglementation du droit du travail. Sarkozy a ainsi rappelé sa volonté de développer le travail du dimanche, et il a demandé aux parlementaires d’examiner sans délai ("maintenant") la proposition de loi qui est prête. De même, il a incité les employeurs à recourir aux CDD sans limite.

"C’est une mesure pragmatique", a déclaré le président Sarkozy. Non ! C’est une mesure opportuniste car voici tout à coup qu’il trouve que "les contrats aidés ont une utilité", utilité sociale qu’il leur a pourtant toujours déniée ! A moins qu’il ne pense à une autre utilité, celle qui consiste à offrir aux patrons l’occasion inespérée de préparer les charrettes de licenciements avec son aval et en toute bonne conscience : "c’est la faute à la crise financière, vous le savez bien... ! Bah ! Il y a les contrats aidés !"

La troisième raison est budgétaire. "C’est cher, mais moins que d’avoir des gens au chômage ; c’est un investissement", a justifié Nicolas Sarkozy. Là, c’est plus clair, on veut faire des économies budgétaires par ce moyen. Quant à l’investissement, il ne sera pas du côté des bénéficiaires de contrats qui n’offrent pas de formation et qui débouchent rarement sur des emplois.

Pour que Sarkozy prenne le risque de se voir accuser de piquer à la gauche ses idées, de renier sa politique d’hier, de réutiliser de vieilles recettes qu’il avait pourtant rejetées, de refaire ce qu’il avait défait, il fallait qu’il y ait des raisons suffisamment fortes. Elles existent : il s’agit de canaliser la crise sociale et les désordres qu’elle peut provoquer en montrant que l’on prend le chômage au sérieux, et en mettant de l’huile dans le licenciement, en le légitimant par avance.

Bien sûr, le chef de l’Etat a, comme à son habitude, tancé quelques méchants à la cantonade pour menacer de ses foudres tout le monde en général et personne en particulier. Après les mauvais financiers, les mauvais parachutes dorés et les mauvais paradis fiscaux, c’est le tour des mauvais patrons qui utiliseraient "la crise ambiante pour justifier des réductions d’effectifs". "Je n’accepterai pas les stratégies cyniques et opportunistes (...) le gouvernement sera intraitable". Il "surveillera personnellement ceux qui ne jouent pas le jeu." "Intraitable", "personnellement" ! Ce qui est excessif n’est-il pas insignifiant ? Voilà encore des menaces qui prêteront à ricanements du côté du patronat et qui n’impressionneront absolument personne, comme d’habitude, tant chacun sait qu’elles seront sans suites et que dès demain l’omniprésident sera passé à tout autre chose, à autre dossier "urgent" qu’il tiendra à traiter "personnellement", à un énième avion à prendre, très loin de ces préoccupations passagères.

11.10.2008

Encore une fois, tout va pour le mieux !

samedi 11 octobre 2008

Un an de prison ferme pour l’agresseur de Marine Le Pen

marine_le_pen_h_nin_beaux_artsSteeve Briois

Article de Steeve Briois publié le 11 octobre 2008

Hier, vendredi 10 octobre, le tribunal correctionnel de Béthune a condamné l’agresseur de Marine Le Pen dans une autre affaire de violences en réunion.

Le délinquant notoire, présenté à l’époque comme un petit ange par certains médias locaux, avait, le 2 septembre dernier, effectué une dangereuse course poursuite sur l’autoroute entre Arras et Hénin-Beaumont contre un véhicule qui ne roulait pas assez vite à ses yeux. A l’intérieur, un jeune couple sans histoire qui restera traumatisé à vie.

La course poursuite s’est arrêtée en plein centre ville d’Hénin-Beaumont, rue Hénocq, où le voyou, accompagné d’un multirécidiviste qui sortait tout juste de prison, a cerné ses victimes…

Enfermés dans leur véhicule, les victimes ont vu leurs vitres éclatées par l’agresseur de Marine Le Pen qui les a sortis de force de la voiture. Les deux voyous ont, à coup de pied et à coup de poings, tabassé la victime avec une violence et une haine incroyable. Les victimes, qui resteront terrorisées sur place, ne connaissaient même pas leurs bourreaux !

Placé en garde à vue, l’agresseur de Marine Le Pen a ensuite insulté et menacé de mort les policiers.

Le tribunal correctionnel a reconnu coupable le sinistre Héninois et l’a condamné à un an de prison ferme avec maintien en détention.

C’est la seconde condamnation en une semaine pour le multirécidiviste. Le 3 octobre dernier, le tribunal correctionnel de Béthune l’avait déjà condamné à 4 mois de prison avec sursis pour violences en réunion. Il avait, le 5 juin 2006, rue des aubépines à Hénin-Beaumont, tabassé une mère de famille à coups de barre de fer !

Parallèlement, le voyou est sous le coup de deux instructions quasi- closes. Son procès concernant l’enlèvement et la séquestration de la fille d’un ancien adjoint au maire d’Hénin-Beaumont se tiendra à Avesnes-sur-Helpe d’ici la fin de l’année tout comme celui concernant l’agression de Marine Le Pen.

Steeve Briois demande aux médias régionaux de bien vouloir rendre publique cette condamnation particulièrement grave. Outre les faits accablants, l’agresseur de Marine Le Pen était sous le coup d’une interdiction de séjourner dans le Pas-de-Calais lorsqu’il a agressé le jeune couple !

Ce scandale judiciaire illustre bien le climat d’insécurité et d’impunité, fruit de la calamiteuse politique de l’UMPS, qui règne dans notre région.

Posté par Redekker à 10:44 - Front National - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Après les casernes, les écoles de Gendarmerie !

Alliot-Marie annonce la fermeture de quatre écoles de gendarmerie

gendarme_d_partementaleL'Express

édition du 10 octobre 2008

Depuis le 1er octobre et la révélation d'une noté rédigée par un proche de François Fillon, cinq écoles de gendarmerie étaient menacées de fermeture. Quatre établissements fermeront finalement, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Châteaulin (Finistère) et Chaumont (Haute-Marne) sauvent "leur" école.

Ce n'était qu'un projet, c'est désormais confirmé. Le ministère de l'Intérieur a annoncé vendredi la fermeture de quatre écoles de formation (sur huit) de la gendarmerie nationale, celles de Montargis (Loiret), du Mans, de Châtellerault (Vienne) et de Libourne (Gironde). Celle de Châteaulin (Finistère), un temps menacée, restera finalement en place. Tout comme celle de Chaumont (Haute-Marne)

Selon l'Intérieur, cette décision ressort des "travaux menés dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) (qui) ont montré la nécessité d'adapter le dispositif de formation de la gendarmerie nationale pour moderniser et rationaliser la formation".

L'école de Montargis assurait la formation des gendarmes auxiliaires et les trois autres celle des sous-officiers. Le Premier ministre François Fillon "a accepté la proposition de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de regrouper sur quatre centres les formations des gendarmes, et donc de fermer les quatre écoles les moins bien adaptées aux évolutions recherchées de la formation à l'été 2009", précise l'Intérieur.

Le personnel d'encadrement et de soutien de ces quatre écoles "bénéficiera de mesures d'accompagnement et d'une gestion personnalisée, qu'il s'agisse des militaires ou du personnel civil de la gendarmerie", ajoute le ministère. Le devenir de ces quatre sites "va donner lieu à u examen approfondi, en liaison avec les collectivités territoriales, afin qu'ils puissent être adaptés et valorisés, notamment dans le cadre de nouveaux projets de développement économique", poursuit l'Intérieur.

Michèle Alliot-Marie "recevra dès la semaine prochaine les élus de chacun des sites concernés pour étudier avec eux les modalités de ces fermetures".

Note YR : Tout va pour le mieux, puisqu'on vous le dit !

 

Le Mans est donc touchée par cette fermeture qui ne va pas être sans entraîner une baisse du commerce dans la cité cénomane. Même si l'activité de cette école avait bien diminuée depuis quelques années, elle était encore un lieu de formation réputé et les raisons invoquées par le ministre ne sont que des prétextes pour mener à bien une politique de fausses économies alors qu'il y a bien d'autres domaines où des économies réelles pourraient être réalisées. Encore une fois les contribuables du Mans pourront apprécier !

Mort de Jörg HAIDER

Autriche : Jörg Haider se tue dans un accident

Le chef du parti populiste autrichien BZÖ et gouverneur de Carinthie, Jörg Haider s’est tué samedi matin dans un accident de la route, a annoncé la police de Klagenfurt (sud).

“Le gouverneur de Carinthie et chef du BZÖ Jörg Haider est mort des suites d’un accident de voiture aux premières heures du jour samedi à Klagenfurt”, a annoncé l’agence APA en citant le permanencier de la police municipale Friedrich Hrast.

Selon les premières indications, M. Haider, âgé de 58 ans, circulait seul à bord de sa voiture de service sur une route nationale au sud de la capitale de la Carinthie lorsque son véhicule a quitté la route pour une raison encore inconnue. Peu avant l’accident, il venait de doubler un autre véhicule dont la conductrice a alerté la police. M. Haider, dont la voiture a effectué plusieurs tonneaux après avoir quitté la chaussée, a été grièvement blessé à la tête et au thorax et est décédé peu après des suites de ses blessures, a encore indiqué la police.

Il devait participer samedi à une fête de famille en Carinthie à l’occasion du 90e anniversaire de sa mère.

“Pour nous c’est la fin du monde”, a commenté le porte-parole et vice-président du BZÖ, Stefan Petzner à l’APA.

Lors des élections du 28 septembre dernier, Jörg Haider, qui avait repris la tête du parti populiste autrichien BZÖ fin août, avait réussi à hisser sa formation à la quatrième place de l’échiquier politique autrichien avec 10,7% des suffrages juste derrière l’autre parti de la droite nationale FPÖ de Heinz-Christian Strache qui a obtenu 17,5% des voix.

Jörg Haider n’avait pas exclu que son parti entre dans une coalition gouvernementale soit avec les sociaux-démocrates (SPÖ) en tête avec 29,3% ni avec les conservateurs (ÖVP, 26%). Lui-même avait indiqué qu’il resterait gouverneur de Carinthie, un poste qu’il occupait depuis 1999.

Le chef des sociaux-démocrates Werner Faymann a cependant exclu toute coalition avec “l’extrême droite”.

Jöerg Haider avait surtout fait parler de lui en 2000 lorsque son parti de l’époque, le FPÖ dont il s’est dissocié en 2005 pour créer le BZÖ, était entré au gouvernement du chancelier conservateur Wolfgang Schüssel. Les propos  qualifiés d’antisémites de Jörg Haider avaient alors entraîné des sanctions diplomatiques européennes contre l’Autriche pendant plusieurs mois.

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