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22.05.2008
Le Mensonge Barnier
Le plan
Barnier
Face à la colère des pêcheurs, Michel Barnier organise demain un " comité de suivi " du " plan pour une pêche durable et responsable " de 310 millions deuros sur trois ans, quil avait annoncé le 16 janvier. Hier soir, il se disait prêt à envisager une mise en place " plus rapide " et des " compléments " à ce plan.
Tous ces mots sont des mensonges.
Il y a déjà eu un " comité de suivi " le 31 mars. Il ne suivait rien du tout, car il ny a rien à suivre. Michel Barnier sétait contenté de répéter ce quil avait déjà dit le 29 février. Ce jour-là, il avait osé annoncer que " depuis le 1er février, la majeure partie des quinze mesures du plan ont été enclenchées ", que " 100 millions deuros sont déjà mis à disposition et pour une partie déjà engagés pour permettre à la filière pêche de retrouver des perspectives solides de développement durable ". Parmi les mesures déjà en application, il y avait le salaire minimum garanti de 1.500 euros par mois. Aujourdhui, nombre de marins ont une paye négative...
Le 16 mai, vendredi dernier, Michel Barnier annonçait que 53 millions deuros avaient été " engagés ", dont 30 millions réellement versés (nous voilà loin, tout à coup, des 100 millions...). A qui et pourquoi ? Pour lessentiel, ce nest pas aux marins pêcheurs, cest dans des études de lIFREMER sur la ressource halieutique, et des études pour améliorer la performance des bateaux ou envoyer à la casse les plus vétustes. Car les mots ont un sens : ce qui importe, cest la " pêche durable et responsable ", pas le niveau de vie, ni la survie, des marins pêcheurs.
Ce nest pas par haine des pêcheurs que Michel Barnier se comporte ainsi. Cest que les mesures qui pourraient être prise en faveur des pêcheurs ne peuvent pas lêtre, puisque Bruxelles ne le veut pas. Michel Barnier la avoué, hier, et encore ce matin, car il venait de participer à une réunion des ministres de la pêche, et il espère un assouplissement de la position de la Commission européenne dans les prochains jours...
En fait, dès le 8 novembre, à peine Michel Barnier avait-il mis en forme les promesses de Nicolas Sarkozy faites le 6 au Guilvinec, la Commission européenne avait prévenu que les mesures daide liées au prix du gazole étaient incompatibles avec les règles communautaires.
On rappellera aussi lautre promesse de Nicolas Sarkozy, qui a un rapport direct avec les problèmes de nombreux pêcheurs (et avec le plan Barnier puisque cela concerne lIfremer), sur les quotas de pêche. Le 18 janvier dernier, le président annonçait à Boulogne-sur-Mer quil fallait " sortir des quotas " de pêche imposés par la Commission européenne, puisque " tout le monde sait que la ressource est revenue ". Et quil règlerait la question lors de la présidence française de lUnion européenne. Le soir même, Michel Barnier, fidèle voix de son maître, disait quen effet il fallait " remettre à plat " les quotas. Le 19, la Commission européenne rappelait que la pêche est du domaine communautaire, et que Nicolas Sarkozy naurait pas même la possibilité de mettre la question à lordre du jour de la présidence européenne sans laccord de tous ses partenaires. Le 20, Michel Barnier concédait que la France désirait seulement " engager une réflexion "... Le 22, il y avait une réunion des ministres de la pêche, et le ministre slovène rappelait que les quotas sont intouchables...
Face à la colère des pêcheurs, Michel Barnier organise demain un " comité de suivi " du " plan pour une pêche durable et responsable " de 310 millions deuros sur trois ans, quil avait annoncé le 16 janvier. Hier soir, il se disait prêt à envisager une mise en place " plus rapide " et des " compléments " à ce plan.
Tous ces mots sont des mensonges.
Il y a déjà eu un " comité de suivi " le 31 mars. Il ne suivait rien du tout, car il ny a rien à suivre. Michel Barnier sétait contenté de répéter ce quil avait déjà dit le 29 février. Ce jour-là, il avait osé annoncer que " depuis le 1er février, la majeure partie des quinze mesures du plan ont été enclenchées ", que " 100 millions deuros sont déjà mis à disposition et pour une partie déjà engagés pour permettre à la filière pêche de retrouver des perspectives solides de développement durable ". Parmi les mesures déjà en application, il y avait le salaire minimum garanti de 1.500 euros par mois. Aujourdhui, nombre de marins ont une paye négative...
Le 16 mai, vendredi dernier, Michel Barnier annonçait que 53 millions deuros avaient été " engagés ", dont 30 millions réellement versés (nous voilà loin, tout à coup, des 100 millions...). A qui et pourquoi ? Pour lessentiel, ce nest pas aux marins pêcheurs, cest dans des études de lIFREMER sur la ressource halieutique, et des études pour améliorer la performance des bateaux ou envoyer à la casse les plus vétustes. Car les mots ont un sens : ce qui importe, cest la " pêche durable et responsable ", pas le niveau de vie, ni la survie, des marins pêcheurs.
Ce nest pas par haine des pêcheurs que Michel Barnier se comporte ainsi. Cest que les mesures qui pourraient être prise en faveur des pêcheurs ne peuvent pas lêtre, puisque Bruxelles ne le veut pas. Michel Barnier la avoué, hier, et encore ce matin, car il venait de participer à une réunion des ministres de la pêche, et il espère un assouplissement de la position de la Commission européenne dans les prochains jours...
En fait, dès le 8 novembre, à peine Michel Barnier avait-il mis en forme les promesses de Nicolas Sarkozy faites le 6 au Guilvinec, la Commission européenne avait prévenu que les mesures daide liées au prix du gazole étaient incompatibles avec les règles communautaires.
On rappellera aussi lautre promesse de Nicolas Sarkozy, qui a un rapport direct avec les problèmes de nombreux pêcheurs (et avec le plan Barnier puisque cela concerne lIfremer), sur les quotas de pêche. Le 18 janvier dernier, le président annonçait à Boulogne-sur-Mer quil fallait " sortir des quotas " de pêche imposés par la Commission européenne, puisque " tout le monde sait que la ressource est revenue ". Et quil règlerait la question lors de la présidence française de lUnion européenne. Le soir même, Michel Barnier, fidèle voix de son maître, disait quen effet il fallait " remettre à plat " les quotas. Le 19, la Commission européenne rappelait que la pêche est du domaine communautaire, et que Nicolas Sarkozy naurait pas même la possibilité de mettre la question à lordre du jour de la présidence européenne sans laccord de tous ses partenaires. Le 20, Michel Barnier concédait que la France désirait seulement " engager une réflexion "... Le 22, il y avait une réunion des ministres de la pêche, et le ministre slovène rappelait que les quotas sont intouchables...
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