05.02.2008
au sujet du vicomte

Mais où est passé notre vicomte ?
Par Olivier carer
Il y a un an, Philippe de Villiers était en campagne présidentielle. Très courageusement mais sans le génie créatif auquel il nous avait habitué, le champion du « non » avait enfourché le thème de lislamisation. Il avait appris à ses dépens que, dans notre république, lislamophagie électorale nourrit difficilement son homme. Son échec consommé, il sest retiré sur ses terres, dans son conseil général de Vendée.
Certains prennent le maquis pour organiser la résistance. Lui, visiblement, rejoint le boccage pour se soumettre. Triste retournement de lhistoire pour le pays chouan.
Et lorsque la constitution européenne chassée par la porte du référendum revient par la fenêtre de Lisbonne, ce combattant qui fut efficace, manque à lappel. Personne ne pense que le mini traité du mini président soit devenu acceptable. Surtout pas lui. Dailleurs beaucoup de ses amis comme loffensif Pierre Marie Couteaux, restent très en pointe.
Mais, la perspective daffronter le système dans une guerre électorale à mort et le risque dêtre défaits auront calmé les ardeurs belliqueuses, autrefois si péremptoires, des quémandeurs dinvestitures UMP. Ici et là, des ralliements locaux contre nature scellent lUMPF. Lambitieux Guillaume Peltier, frontiste éphémère devenu nationaliste honteux, accapare les dernières forces du parti pour un sauvetage personnel sur un strapontin tourangeaux. Trois petits tours et puis ..
Paradoxalement, parce quil arrive que le diable porte pierre, cette inéluctable « CNIsation » du mouvement villiériste et donc sa dilution politique prochaine ouvrent la voie à une future réunification nationale que nous attendons tous dans la perspective des présidentielles de 2012.
Il est comme cela des signes du destin.
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